Max Luckner (@Max_VonL)
Posted
0 replies · 1 reposts · 2 likes
La 5G, vers un monde « tout connecté » La 5G se présente en rupture avec les générations précédentes, qui concernaient principalement les domaines de la téléphonie mobile et des communications grand public. La 1G a donné la voix, la 2G a permis les SMS, la 3G a permis le développement du Web mobile, puis la 4G a permis d’augmenter le débit des connexions mobiles en permettant le streaming (vidéo en ligne). La 5G ouvre de nouvelles perspectives, au-delà de la simple augmentation des débits, en permettant la cohabitation d’applications, d’usages et d’utilisateurs extrêmement diversifiés. Le déploiement de la 5G Il convient de noter qu’il n’existe pas une, mais plusieurs 5G : en effet, les fréquences et les technologies utilisées seront différentes suivant les applications. En France, la 5G s’est déployée sur les bandes de fréquences déjà utilisées pour les réseaux actuels 2G/3G et 4G (dites « bandes basses ») et trois nouvelles bandes jusque-là non attribuées aux réseaux mobiles. On parle notamment de la bande 3,5 GHz dite « bande cœur », déjà exploitée commercialement par les opérateurs, et offrant un bon compromis entre couverture et débit. La bande 26 GHz est prévue dans un second temps pour des usages très ciblés (grands évènements, usages industriels) et dans des zones bien identifiées, ainsi que la bande des 60 GHz. Une des évolutions concerne notamment les antennes « intelligentes » à faisceaux orientables, qui permettent une utilisation à la demande en ciblant l’utilisateur, contrairement aux antennes relais actuelles qui émettent dans toutes les directions Le déploiement de nouvelles antennes terrestres, en particulier en zones urbaines denses, s’accompagne de la mise en orbite de milliers de satellites, avec pour objectif affiché d’assurer une couverture sur toute la surface du globe. Les problèmes soulevés par le déploiement massif de la 5G > Les mesures d’exposition et les simulations réalisées en France par l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) ne correspondent pas à la situation réelle d’exploitation du réseau 5G, et tendent à sous-estimer les niveaux réels de rayonnements. > Les mesures d’exposition s’avèrent plus complexes, compte-tenu 21 des nouvelles modalités de fonctionnement de la 5G et de la multiplicité des rayonnements auxquels un individu est soumis. > La norme d’exposition des personnes, en vigueur depuis 1998 – réactualisée en 2020, est toujours basée sur le risque d’effets aigus à court terme (effets thermiques), alors que la 5G pose davantage le problème d’une exposition cumulative à des rayonnements électromagnétiques de fréquences et d’intensités variées, et l’apparition d’effets multiples sur la santé. Des inquiétudes sont notamment avancées quant aux effets sur la peau, les muqueuses, les yeux, compte tenu que les ondes de fréquences élevées (plus courtes donc) pénètrent moins profondément dans les tissus et auront des effets de surface plus significatifs. > L’impact environnemental de ce déploiement n’est pas évalué à ce jour. Des effets de certains rayonnements électromagnétiques sur la faune et la flore sont pourtant déjà avérés. Les astronomes ont alerté sur les problèmes d’observation du ciel par la mise en orbite des satellites 5G, et les prévisions météorologiques pourraient à terme en être affectées. > Le déploiement de la 5G a débuté fin 2020 en France, avant même l’évaluation de l’Anses sur les effets sanitaires. Bien que l’agence en charge des risques sanitaires reconnaisse un manque de données sur les nouvelles fréquences utilisées, celle-ci conclue pourtant à une absence de risques supplémentaires par rapport à la situation connue jusqu’à présent. > Les études commandées à l’initiative du Parlement Européen (STOA), dont les résultats ont été délivrés en juin 2021, concluent également à de grandes lacunes en matière de connaissance sur les impacts sanitaires et environnementaux de la 5G, et reconnaissent l’existence d’effets non thermiques non pris en compte par la règlementation actuelle. > Les différentes concertations citoyennes sur la 5G soulèvent toutes un questionnement aigu sur l’utilité de la 5G, notamment pour les particuliers. Il en ressort également un besoin très fort de sensibilisation et de transparence sur ces nouveaux enjeux de la société numérique.